Recherche scientifique


Une des vocations du territoire de la réserve naturelle des Montagnes-Vertes (RNMV) est la recherche scientifique. Depuis son inauguration en 2009, la RNMV a été le théâtre de recherches portant sur le tamia rayé et sur les modifications des écosystèmes forestiers suite aux changements climatiques.


Depuis l’été 2004, quatre chercheurs issus de trois universités différentes, collaborent sur un projet ayant pour but de comprendre les capacités de réponse d'une population de tamias rayés à certains changements dans leur environnement. Ce programme de recherche se base sur le suivi détaillé d’individus connus, depuis leur naissance jusqu’à leur mort, et la collecte précise d’informations sur différentes facettes de ces individus. Denis Réale, professeur au département des Sciences Biologiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), s’intéresse particulièrement aux variations de personnalités individuelles au sein de cette population. Fanie Pelletier et Dany Garant, professeurs au département de Biologie de l’Université de Sherbrooke, étudient les différences hormonales et génétiques entre les individus. Murray Humphries, professeur au département des Ressources Naturelles de l’Université McGill, se penche sur les variations métaboliques de ces petits animaux. Selon leur étude, la population de tamias dépend essentiellement de la fluctuation de production en faînes (fruits) de hêtres à grandes feuilles d’une année à l’autre. Les tamias sont capables d’ajuster leur reproduction et leur activité hors terrier en anticipant la production à venir des hêtres au cours d’un été ! De plus, différentes stratégies dans le comportement, le métabolisme et la démographie de cette population de tamias semblent s’accorder aux phases du cycle de fluctuation de production des faînes de hêtre.


La réserve naturelle des Montagnes-Vertes accueille également les installations du projet de recherche du Dr. Christian Messier, professeur au Centre d’Étude de la Forêt (CEF) et au Département des Sciences Biologiques de l'UQAM. Le projet du Dr. Messier vise à faire un suivi des modifications  se produisant au sein des écosystèmes forestiers, afin de mieux comprendre l’effet des changements climatiques sur nos forêts. Pour ce faire, tous les arbres d’un diamètre de 5 cm et plus (à hauteur de poitrine) sont cartographiés à l’intérieur d’un périmètre de 20 mètres par 20 mètres, et cela le long d’une parcelle de 200 m de large par 1 km de long, qui suit l’élévation en altitude. De surcroît, dans cette parcelle, 25 postes de suivi environnemental sont équipés de dispositifs permettant d’étudier et de mesurer l’évolution de l’eau dans le sol, de senseurs de température et d’humidité du sol, de trappes à graines, de pièges pour la collection d’insectes etc. Ce projet fait partie d’un groupe d’initiatives similaires développées à l’échelle de la planète.